La Gaume, octobre 1920.
Dressée sur une éminence solitaire et protégée par son mur d’enceinte, l’imposante bâtisse aux tonalités d’ocre chatoyant offrait l’aspect d’un vieux manoir en léthargie. L’entrée était barrée par un immense portail en fer forgé encadré de deux hauts piliers, vestige d’une ancienne porte charretière. Pauline leva les yeux vers une inscription à lettres noires, gravée sur une plaque d’acier à demi rouillée : “Montmirail”.