Homme, né en France à l’orée des années 50, dans le Hainaut Cambrésis. Il y demeura longtemps et reste très attaché à cette région.
Ses études (paralittéraires) le menèrent au professorat, qu’il exerce encore (janvier 2009).
Il vit actuellement en région parisienne.
Il y a plus d’une quinzaine d’années, de nombreux déplacements lui rendirent le goût de la lecture et c’est presque naturellement qu’un jour il prit la plume pour exorciser un trop plein de vécu. Il ne l’a guère lâchée.
Ses genres de prédilection : au début, l’autofiction, le poème en vers libres, le fragment, le texte court, le journal.
Les thèmes favoris de ses premiers livres : l’humain, l’amour dans sa forme exacerbée qu’est la passion. Avec un souci de recherche de beauté, comme adéquation entre le fond et la forme.
Depuis, il se tourne vers la fiction et écrit notamment des romans courts.
Il a publié eu autoédition « Saisons d’une passion » (2002), en instance de réédition chez Chloé des Lys et « Léna , une rencontre » (2006), réédité par Chloé des Lys (2007).
Ses livres présents sur ce site :
Léna , une rencontre : Histoire peu banale d'une relation amoureuse évoluant de l'attirance à la passion en passant au préalable par l'amour.
Sous forme de triptyque:
- Un récit initial relate cette liaison dans son ensemble
- Des poèmes en prose reviennent sur les jours vécus ensemble dans le partage et le bonheur.
- Un journal dit la souffrance de l'Après
Une analyse aiguë du cataclysme intérieur
Avis de François martini, auteur :
Pour Monilet, un petit exposé sur Lena :
Lena, une rencontre, par CLaude Colson. Éd. Chloé des Lys.
Claude Colson, connu comme Monilet sur les forums, est rien de moins que l'inventeur d'un genre romanesque nouveau : le roman « à la Monilet », composé d'une nouvelle, d'un recueil de poèmes et d'extraits de journal intime. Monilet est poète, ce qui me gêne beaucoup pour commenter ses livres, mais j'ai promis un commentaire de Lena, le voici.
Lena est le second roman « à la Monilet » de l'auteur, et de l'histoire de la littérature sans doute. Le genre n'est certainement pas abouti, mais posséder cet ovni romanesque est une bonne chose : il est extrêmement original et, si l'on pouvait dire cela du précédent, je crois que Lena est plus maîtrisé que Saisons d'une passion, le premier du genre.
Dans les deux cas, c'est un roman immobile : l'aventure amoureuse est terminée au moment où débute le récit. Tout est dit dans le ton du souvenir et du regret, parfois du désespoir. L'art de Claude Colson tient dans la justesse d'un langage précieux, dans le choix de mots exquis, dans l'exploration systématique de la détresse morale de l'amoureux abandonné. L'ensemble est très proche de, par exemple, Les tourments du jeune Werther. Quand on sait que Claude Colson est féru de littérature allemande, ce n'est pas si surprenant. Il y a du Sturm und Drang chez cet homme-là.
Lena a l'avantage sur Saisons de proposer quelques éclaircies dans un paysage amoureux très sombre. Claude Colson traite de l'ensemble de la liaison entre le narrateur et son amie d'un temps. On peut errer dans ce livre, sans le lire dans l'ordre, et passer sans cesse du court récit d'introduction aux pages du journal, puis aux poèmes. Trois éclairages différents, trois manières, et, toujours, une maîtrise admirable de la langue. C'est comme une douceur amère. Tim Burton, le cinéaste, disait, dans une interview, à propos de Charlie et la chocolaterie, qu'il n'aimait pas ce qui était trop sucré et qu'il préférait un peu d'amertume en tout. Ici aussi, les goûts sont intimements mêlés. Les titres des poèmes sont éloquents : Rage impuissante, suivie d'Un bai.ser, ou Ivresse, puis Retenue, puis Misère, puis La fin.
J'espère quant à moi que Claude Colson finira par éponger ses tourments amoureux et adaptera sa manière unique de roman en triptyque à d'autres sujets. Allez, poète, écris-nous un roman d'espionnage « à la Monilet » !
Saisons d’une passion : Vous trouverez dans ce livre l’histoire d’un amour fou, absolu, qu’un homme découvre à l’heure du démon de midi. Claude COLSON la raconte de manière originale : unrécit nous dit l’exaltation des débuts, puis despoèmes en vers libres chantent la passion partagée, enfin un journal rend compte du chaos de l’Après.
Une leçon de vie, un texte de sincérité, une plongée dans les abîmes de l’âme masculine.
Extraits :
Récit initial :
… Il souffrait. Il décida d’écrire. A vrai dire, il n’osait pas vraiment. Crainte de jouer un rôle, de se livrer aussi. Ce qui le gênait n’était pas la pudeur, car il savait qu’il aimerait laisser une trace ; c’était le fait que ses connaissances puissent le reconnaître dans une vie narrée qui ne les regardait pas. Il avait remarqué en lui écrivant que cela lui faisait du bien et l’aidait à analyser ce qu’il vivait.Ce jour-là il prit la plume…
Poèmes centraux : …
FEMMES
Je te regarde, femme, et le rêve commence,
Tu inclines la tête, mutine et moi grave et sérieux,
À l’orée du mystère, sans doute l’air idiot.
Un sourire se lève aux prunelles de tes yeux et j’en reste ballot.
C’est la grâce qui affleure,
Iirruption de piété devant les pastels de tes fards,
Mise en scène de ton insondable beauté.
Journal final :
… Je repense à l’apaisement immédiat que m’apportait le fait de t’approcher, de simplement te respirer. Cela t’amusait et te touchait. Ton amie m’a dit que tu avais été triste de cette rupture. Et pourtant tu l’as voulue. Tu souhaitais que quoiqu’il arrive nous restions amis ; jusqu’ici cela n’a pas été possible. Le veux-tu encore ? …
Critiques :
« ...sensible à ce qui se dégage,touche ...Apprécié la simplicité du langage....tants d'écrits semblent savants, et sont seulement cela." (C. éditrice qui a refusé le texte).
" Un bel éloge de l'amour. J'ai surtout apprécié le journal, car moins construit, plus spontané." M.G.(bibliothécaire)
« … mais je m'intéresse peu à la poésie.
Pour moi, elle n'a du sens que si je connais le contexte dans lequel elle a été écrite. Un peu comme les rêves que l'on fait. On peut interpréter plus facilement les siens que ceux des autres. Dans l'ouvrage de Colson,c'est différent, parce que la poésie vient après la lecture et là, on (je) comprend(s) les mots et les sensations de l'auteur et on (je suis) est touché(e) par leur grâce. … » D.
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